Villa La Sousta _ Hyères France
Film réalisé en 2016 présentant la Villa La Sousta et la Villa J, deux architectures méditerranéennes où les espaces de vie se déploient entre paysages, climats et lumière.
Programme Réhabilitation, transformation et extension d’une maison individuelle
Surface 115 m² pour l’extension (190 m² de terrasses), 230 m² au total
Lieu Hyères, France
Calendrier Études 2003 / chantier 2005-2006
Maîtrise d’ouvrage Privée
Ingénierie BET Structure métallique : CD.3D SARL
Entreprises CEF (gros œuvre), EBI (charpente métallique), EVM (électricité, plomberie), BAR (plancher bois), ETS Leone (menuiserie bois), Catalver (menuiserie aluminium), SMTEI (étanchéité), Fantino (peinture), Pépinière du Gapeau (aménagement paysager)
Principes généraux
Le projet cherche à révéler les différentes épaisseurs du paysage méditerranéen en offrant plusieurs modes d’immersion dans la végétation, depuis le sol jusqu’aux cimes des arbres.
L’extension transforme la relation entre la maison et son terrain en pente en proposant plusieurs expériences du paysage selon la hauteur, la saison, le climat ou l’heure de la journée. L’architecture ne cherche pas à dominer le site mais à permettre différentes manières de l’habiter.
Depuis la rue, la maison demeure presque inchangée. L’intervention reste discrète et s’efface derrière la topographie. L’extension consiste à ajouter une « pierre » habitée — une toiture-terrasse minérale prolongeant le niveau haut — sous laquelle viennent s’insérer de nouveaux espaces de vie ouverts sur le paysage.
Les habitants peuvent ainsi choisir leur environnement selon le climat, la saison, le temps, l’heure ou l’envie.
Une maison dans la pente
Construite sur un terrain fortement incliné, la maison possédait déjà deux niveaux accessibles depuis l’extérieur.
Le projet prolonge cette relation particulière au relief en développant de nouveaux espaces qui accompagnent la pente naturelle du terrain tout en renforçant le lien entre le bâti et son environnement végétal.
L’extension demeure largement invisible depuis l’espace public et privilégie une intégration discrète dans le paysage existant.
Habiter plusieurs paysages
L’architecture propose quatre expériences complémentaires du site, chacune offrant une relation différente à la végétation et au paysage.
- Le jardin
Au fond de la parcelle, le visiteur pénètre au cœur de la forêt méditerranéenne. La restanque courbe dialogue avec la géométrie de la villa située en arrière-plan. - Le niveau bas
De longues fenêtres horizontales s’ouvrent sur une terrasse en terre et offrent une immersion dans le paysage au niveau des troncs. Quelques années plus tard, un spa viendra prolonger cette relation intime avec le jardin. - Le séjour
Les grandes baies vitrées toute hauteur s’ouvrent sur une terrasse en bois suspendue dans le feuillage. Les volets coulissants en Red Cedar modulent lumière, ombre et ventilation tout en permettant de reconfigurer les espaces extérieurs. Les baies à galandage effacent la frontière entre intérieur et extérieur et libèrent un vaste espace de vie traversant. - La terrasse haute
Depuis la toiture minérale, le regard se déploie au-dessus de la canopée. Une étendue verte se prolonge jusqu’à l’horizon et à la mer visible au loin.
Effacer la frontière intérieur / extérieur
Le projet cherche à brouiller les limites entre architecture et paysage.
Les grandes ouvertures, les baies à galandage, les volets mobiles et la continuité des terrasses multiplient les usages possibles et permettent une adaptation permanente aux conditions climatiques.
La maison devient ainsi un dispositif offrant plusieurs degrés d’immersion dans la nature, depuis l’ombre des troncs jusqu’à la lumière des horizons lointains.
Film d’archive réalisé avant la livraison de la villa (2006).
Spa La Sousta
Quelques années après la réalisation de l’extension, un spa est ajouté au niveau bas de la maison. Inséré dans la végétation et au contact direct du terrain naturel, il prolonge l’expérience d’immersion dans le paysage en offrant un nouvel espace de détente au cœur des arbres.
Choisir son paysage.

