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2010-2012 – Villa D _ Viroflay France

 


 
Programme Surélévation et transformation d’une maison
Surface 90 m² pour l’extension, 250 m² au total
Lieu Viroflay, France
Calendrier études 2010-2011 / chantier 2011-2012
Maîtrise d’ouvrage Privée
Équipe Éric Cassar, Juvenal Rubinos, Celine Lecoute, Nourredine Sehil
BET  Charpente bois : BET AFCB / Béton : BET Buchet
Entreprises Clos & couvert : BYP / Maçonnerie & 2nd oeuvre : Ent Fernantes / Electricité : Ent Batista / Menuiserie intérieure : Artanin / Verrière : Atelier FG

Principes généraux La surélévation est visible en tant qu’ajout à un bâtiment initial permettant la lecture de deux époques. La terrasse orientée vers le sol défie la gravité et catalyse la lumière. Elle illumine le jardin et dialogue avec la verrière qui s’ouvre vers le ciel.

 

Historique

La maison date des années 1920-1930, elle était à l’origine destinée à être un immeuble d’habitation avec deux appartements par étage. Sa construction s’est finalement arrêtée après le premier étage. Elle possédait une façade sud avec un certain charme, deux pignons simples et une façade nord qui s’apparentait à une façade de ‘service’ prolongée au rez-de-chaussée par deux extensions.

Le rez-de-chaussée

Dans un premier temps nous avons ouvert le Rdc vers le jardin, une grande baie vitrée et plusieurs modifications intérieures ont rendu le salon entièrement traversant.

La surélévation

Nous avons voulu qu’elle soit visible en tant qu’ajout à un bâtiment initial. C’est-à-dire qu’elle permette la lecture des deux époques. Légère, nous l’avons imaginée en bois avec une terrasse et des verrières à la manière d’un atelier d’artiste. Nous y avons appliqué nos études sur l’architecture-mouvement.

Côté sud l’intervention discrète met en valeur au maximum l’existant. Nous avons respecté la symétrie initiale et la planéité avec un élément en hauteur peu visible qui suggère ce qui se passe sur l’arrière tout en améliorant la ventilation des lieux.

A l’arrière, la façade nord ayant un intérêt faible, nous avons souhaité une écriture plus contemporaine.
D’un côté, le mur aveugle du premier étage est animé par des plantes qui prennent racine sur le dessus du toit d’une annexe. De l’autre, un volume en métal de biais semble tomber et défier la gravité. Ce volume-terrasse capte la lumière et la réfléchit vers la piscine ajoutant ainsi de la luminosité, de la vie, dans le jardin nord très souvent dans l’ombre de la maison. Il brise la symétrie des deux annexes existantes et discute avec la verrière qui s’ouvre vers le ciel (rapport terre vs ciel).
La verticalité de la cheminée existante allongée et mise en valeur par la couleur accentue par contraste la lecture des différentes obliques du toit et de la terrasse.
Vue de l’extérieur et de la chambre, le volume de la terrasse reflète l’environnement. Son aspect change selon la lumière, le ciel et le positionnement de l’observateur notamment grace aux différents calpinages d’inox qui participent à la lecture d’une architecture-mouvement.
Vue de l’intérieur, la terrasse privilégie un rapport au ciel. Des perforations laissant entrer la lumière d’ouest par touches invitent à la contemplation, isolent ou relient (voir sans être vu à la manière des moucharabiehs). Le glissement dans l’espace intérieur est facilité par des murs en zinc (extérieur et intérieur) qui appuient la continuité. Dedans la variation des obliques invitent le regard à parcourir l’espace. La verrière d’angle, une passerelle en verre transparent, une cheminée suspendue, le bois, l’escalier métallique, un mur en parpaing peint… stimulent les sens de l’habitant et mettent en valeur la matérialité des surfaces…

 



 

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