Habiter l’infini

 

Habiter l’infini

Un nouveau modèle d’habitat à l’ère des environnements hybrides

 

Cette recherche a été récompensée par le Grand Prix Européen de l’Innovation Le Monde – Smart Cities en avril 2017.

(Lire l’article du Monde)

 

 

Type Recherche prospective sur l’habitat
Thème Habitat mutualisé, bâtiment actif et environnements hybrides
Calendrier Études 2015–2017
Financements EPA Marne et Caisse des Dépôts dans le cadre du programme Écocité 2 – Ville de demain – Investissements d’avenir
Équipe Arkhenspaces Sous la direction d’Éric Cassar avec Nicolas Moulin architecte, Tinhinan Laoubi, Osama Abou Samra, Namyong Kim, Marine Lardé, Mohamed Ali S’habou, Léa Vincent, Valentina Bonuglia et Andrea Salaberri
Partenaire numérique I-Porta

 

Principes généraux

Face aux mutations des modes de vie, à l’évolution des structures familiales ainsi qu’aux enjeux écologiques, économiques et démographiques, cette recherche explore de nouvelles manières d’habiter.

Habiter l’infini propose un modèle d’habitat mutualisé intergénérationnel qui n’est ni un habitat participatif ni un habitat communautaire. Il repose sur une réduction maîtrisée de la sphère intime au profit d’une grande diversité d’espaces partagés, accessibles selon les besoins, les envies, les temporalités et les usages.

L’objectif est double : améliorer la qualité de vie des habitants tout en optimisant les ressources construites et en renforçant les liens sociaux.

 

Habiter plus avec moins

La recherche part d’un constat simple : une grande partie des espaces construits demeure sous-utilisée alors que les besoins des habitants évoluent continuellement au cours de la journée, de la semaine ou de la vie.

Grâce à une meilleure organisation du partage, à la mutualisation de certaines fonctions et à l’appui d’outils numériques, Habiter l’infini permet d’accéder à davantage d’espaces, d’usages et de services sans nécessairement construire davantage.

L’espace de vie ne se limite plus aux frontières du logement privé mais s’étend à l’ensemble d’un environnement habité.

 

Du m² au m².h

Cette recherche introduit une nouvelle manière d’appréhender la valeur d’un logement.

Plutôt que de raisonner uniquement en mètres carrés, elle propose de considérer l’accès aux espaces dans le temps : le m².h.

Chaque habitant peut ainsi bénéficier d’une diversité d’espaces adaptés à différentes activités, tout en optimisant l’occupation réelle des lieux.

Cette approche favorise à la fois la qualité d’usage, l’efficacité spatiale et la sobriété constructive.

 

Architecture physique et architecture numérique

L’arrivée du numérique dans les bâtiments ouvre de nouvelles possibilités d’organisation, de partage et de coordination.

Habiter l’infini explore les interactions entre architecture physique et architecture numérique afin de simplifier l’accès aux espaces, favoriser l’entraide et développer de nouveaux services.

Cette approche se traduit notamment par une boussole numérique capable d’orienter les habitants vers les espaces, activités, ressources ou rencontres correspondant à leurs besoins, leurs envies ou leur situation du moment.

Le numérique ne remplace pas l’architecture ; il lui permet d’élargir son champ d’action.

 

Du bâtiment à l’îlot actif

Ouvert sur son quartier et sur la ville, l’ensemble résidentiel devient un îlot actif.

Il n’est plus seulement consommateur de ressources mais également producteur de services, de relations, de solidarités et d’opportunités.

Cette vision constitue l’une des premières formulations des recherches développées ensuite par Arkhenspaces autour de l’Îlot actif, du bâtiment actif et des environnements hybrides.

 

 

Une recherche fondatrice

Habiter l’infini constitue l’un des travaux fondateurs des recherches menées par Arkhenspaces sur les relations entre architecture physique et numérique, usages, temporalités et nouvelles formes de coopération locale.

Le projet explore comment une meilleure coordination des espaces dans le temps, associée à des outils numériques simples, permet de faciliter l’entraide, de développer une économie contributive et solidaire, et de décupler les synergies entre habitants, services et ressources de proximité.

Cette approche vise à offrir davantage de possibilités à chacun : trouver des espaces de calme, d’isolement ou de concentration lorsque cela est souhaité, mais aussi faciliter les rencontres, les activités partagées et les initiatives collectives lorsque celles-ci sont désirées.

En optimisant l’usage des espaces plutôt qu’en multipliant leur construction, Habiter l’infini propose également une réponse écologique fondée sur la sobriété, la mutualisation et une meilleure utilisation des ressources existantes.

 


 

Habiter autrement

Présentation du projet Habiter l’infini (13 min) suivie d’un échange avec Michel Maffesoli et Caroline Rémy à Leonard:Paris en juillet 2018.


Habiter l’infini : nouveau mode d’habitat dans un smart-building

Intervention à l’IRI – (40 mn)

(Institut de Recherche et d’Innovation) – Centre Pompidou – 2018


Habiter l’infini : des logements de 1000 m² / Du m² au m².h

Lire l’article

paru dans Chroniques d’Architecture en 2023

 
 


Habiter l’infini, c’est multiplier les possibles en construisant moins.

 

Ces recherches se poursuivent aujourd’hui autour de l’Îlot actif et des bâtiments actifs. Elles ouvrent des perspectives et des applications qui ne sont présentées ici que partiellement.


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